L’été 2023 et 2024, on s’en souvient. Le ciel orange. L’odeur de fumée. Les alertes de smog à répétition.
Beaucoup de Montréalais se sont réveillés à la réalité de la qualité de l’air. Pis plusieurs se posent maintenant la question: est-ce que c’est juste les feux de forêt, ou est-ce que le Port de Montréal contribue aussi à polluer l’air qu’on respire chez nous?
C’est une bonne question. Surtout si vous habitez dans l’est de Montréal, Hochelaga-Maisonneuve, Mercier, Montréal-Est, Pointe-aux-Trembles. Ces quartiers-là sont plus proches du port et peuvent se demander légitimement si la pollution portuaire se rend jusqu’à l’intérieur de leurs maisons.
La réponse courte? Oui, le port contribue à la pollution de l’air à Montréal. Mais c’est loin d’être le seul coupable, pis l’ampleur de son impact est souvent mal comprise.
Selon IQAir, Montréal avait une concentration moyenne de PM2.5 (particules fines) de 8.9 µg/m³ en 2024. C’est 1.8 fois la cible recommandée par l’Organisation mondiale de la santé. Pas catastrophique comparé à d’autres villes dans le monde, mais pas non plus quelque chose à ignorer.
Démêlons tout ça avec des faits, des données locales, pis surtout, des solutions concrètes pour protéger l’air de votre maison.
Comprendre la pollution de l’air à Montréal aujourd’hui
Avant de pointer du doigt le port ou n’importe quelle autre source, faut comprendre le portrait global.
Les chiffres clés sur la qualité de l’air à Montréal
Les particules fines PM2.5, c’est ce qui nous préoccupe le plus. Ces particules-là sont tellement petites qu’elles peuvent pénétrer profondément dans vos poumons et même entrer dans votre circulation sanguine.
L’Organisation mondiale de la santé recommande une moyenne annuelle de 5 µg/m³ ou moins. Montréal se situe autour de 8.9 µg/m³. On est pas en zone rouge, mais on dépasse quand même la cible de presque 80 %.
La bonne nouvelle? La tendance est à la baisse. Depuis 2019, on a vu une réduction d’environ 10 % de la pollution aux particules fines dans la région métropolitaine. C’est encourageant.
La moins bonne nouvelle? Le nombre de jours avec des épisodes de smog a augmenté d’environ 20 % dans les deux dernières années. Surtout à cause des feux de forêt qui sont devenus beaucoup plus fréquents et intenses.
Y’a une différence importante entre l’exposition chronique et les pics de pollution. L’exposition chronique, respirer tous les jours un air à 8-9 µg/m³, c’est ce qui cause des problèmes de santé à long terme. Les pics, comme pendant les feux de forêt où on monte à 50, 100, même 200 µg/m³, causent des problèmes aigus immédiats.
Les deux sont problématiques. Mais on a tendance à s’inquiéter juste des pics visibles et à ignorer l’exposition constante de tous les jours.
Quelles sont les principales sources de pollution à Montréal ?
La pollution de l’air à Montréal vient de plusieurs sources qui se superposent.
Les feux de forêt, quand ils se produisent, dominent complètement. Pendant les épisodes majeurs, ils peuvent représenter 70 à 80 % de la pollution aux particules fines dans l’air montréalais. C’est massif. C’est visible. C’est ce qui fait les manchettes.
Mais entre ces épisodes, la pollution de fond vient d’ailleurs.
Le transport routier, les autos, les camions sur les autoroutes, représente la part la plus importante de la pollution quotidienne. Les autoroutes 40, 20, 15, 25 qui traversent et encerclent Montréal génèrent un flux constant de NOx (oxydes d’azote) et de particules fines.
Le chauffage résidentiel et commercial contribue aussi, surtout l’hiver. Les vieux systèmes au mazout, les poêles à bois mal utilisés, tout ça ajoute à la charge.
L’industrie manufacturière dans l’est et le nord de l’île produit des émissions. Moins qu’avant, beaucoup d’industries lourdes ont fermé ou déménagé, mais ça reste présent.
Et oui, le Port de Montréal contribue. Mais son impact est souvent surestimé par rapport aux autres sources. On va y revenir en détail.
La clé, c’est de comprendre qu’on parle de pollution de fond (constante, tous les jours) versus pollution aiguë (pics temporaires mais intenses). Les deux affectent votre air intérieur différemment.
Quel est le rôle réel du Port de Montréal dans cette pollution ?
Parlons cash. Le port, c’est un gros joueur dans l’économie montréalaise. Mais qu’est-ce qu’il génère comme pollution, vraiment?
Émissions portuaires : ce que disent les données
Le Port de Montréal traite environ 26 millions de tonnes de marchandises par année. C’est énorme. Des centaines de navires qui entrent et sortent. Des opérations de chargement et déchargement qui roulent 24/7.
Ces activités génèrent des émissions, principalement quand les navires sont à quai. Les moteurs auxiliaires qui tournent pour maintenir l’électricité et les systèmes à bord, les camions qui viennent chercher les conteneurs, l’équipement lourd qui opère sur le site.
Selon les inventaires d’émissions régionaux, le port contribue à environ 10 à 15 % des émissions de NOx (oxydes d’azote) et de SOx (oxydes de soufre) dans la région métropolitaine. Pour les particules fines PM2.5, on parle probablement de moins de 15 % de la charge totale.
C’est significatif. Mais c’est loin d’être la source dominante.
La nature des émissions portuaires, c’est qu’elles sont constantes. Pas de pics dramatiques, mais un flux régulier. Ça contribue à cette pollution de fond dont on parlait.
Les émissions ont aussi changé avec le temps. Le port a investi massivement dans l’électrification des postes à quai, permettant aux navires de brancher leurs systèmes sur l’électricité du réseau plutôt que de faire tourner leurs moteurs diesel. Ça réduit les émissions de 20 à 30 % quand les navires sont à quai.
Le carburant marin a aussi évolué. Les normes internationales exigent maintenant des carburants avec moins de soufre. Ça diminue les émissions de SOx, qui sont particulièrement nocives.
Les quartiers les plus exposés à l’influence du port
La géographie compte. Beaucoup.
Les vents dominants à Montréal viennent généralement de l’ouest et du sud-ouest. Ça veut dire que la pollution du port, qui est situé dans l’est, a tendance à être poussée vers l’est et le nord-est.
Les quartiers comme Hochelaga-Maisonneuve, Mercier, Montréal-Est et Pointe-aux-Trembles sont directement dans le corridor de dispersion des émissions portuaires.
La Direction régionale de santé publique de Montréal a noté que les zones dans l’est de l’île peuvent avoir des concentrations de PM2.5 environ 10 % plus élevées que les quartiers de l’ouest. C’est pas juste le port, c’est aussi les autoroutes, les industries, la densité urbaine. Mais le port contribue à cette différence.
Y’a aussi un facteur socio-économique. Les quartiers de l’est ont historiquement eu plus d’industries, moins d’espaces verts, plus de trafic lourd. Les résidents cumulent plusieurs sources d’exposition.
Ça veut pas dire que l’air est dangereux à respirer. Mais ça veut dire qu’il y a une inégalité géographique dans l’exposition à la pollution à Montréal. Pis si vous vivez dans ces secteurs-là, vous avez raison de vous poser des questions sur l’air que vous respirez chez vous.
Pollution extérieure vs air intérieur : comment la pollution entre dans les maisons
Votre maison, c’est pas un bunker hermétique. L’air extérieur entre. Constamment.
Pourquoi l’air extérieur affecte l’air intérieur
Les particules fines PM2.5 sont tellement petites qu’elles passent facilement à travers les ouvertures normales d’une maison.
Vos fenêtres, même fermées, laissent passer de l’air. Les joints qui sont pas parfaits, les cadres qui vieillissent, tout ça crée des points d’entrée microscopiques.
Votre système d’échangeur d’air fait justement entrer de l’air frais de l’extérieur. C’est sa job. Si cet air extérieur est chargé de particules fines, elles entrent dans votre maison avec.
Les conduits de ventilation peuvent aussi être des vecteurs. Si vos conduits sont mal étanchés ou ont des fuites, ils peuvent aspirer de l’air de vos murs, de votre sous-sol, de votre grenier, des espaces où l’air extérieur s’infiltre plus facilement.
Les maisons mal étanches, surtout les vieux immeubles qu’on trouve beaucoup dans l’est de Montréal, ont des taux d’infiltration plus élevés. L’air extérieur entre par les fissures dans la fondation, autour des fenêtres et portes, par les prises électriques, les luminaires encastrés.
Les rénovations récentes peuvent aussi créer des problèmes temporaires. Si votre maison a été rénovée pour être plus étanche sans ajuster la ventilation mécanique en conséquence, vous pouvez vous retrouver avec un taux de renouvellement d’air insuffisant, ou pire, des points de pression négative qui aspirent l’air extérieur n’importe où.
Qui est le plus à risque à Montréal ?
Tout le monde respire le même air, mais tout le monde est pas affecté de la même façon.
Les familles avec de jeunes enfants doivent être particulièrement vigilantes. Les poumons des enfants sont en développement. Ils respirent plus d’air par kilogramme de poids corporel que les adultes. L’exposition aux particules fines pendant l’enfance peut avoir des impacts à long terme sur le développement pulmonaire.
Les personnes asthmatiques ou avec d’autres problèmes respiratoires ressentent les effets de la pollution beaucoup plus rapidement. Même des niveaux de pollution considérés « acceptables » pour la population générale peuvent déclencher des symptômes.
Les personnes âgées sont aussi plus vulnérables. Leur système respiratoire est moins résilient, pis plusieurs ont déjà des conditions cardiaques ou pulmonaires qui sont aggravées par la pollution.
Si vous habitez dans un vieil immeuble dans l’est de Montréal, vous cumulez plusieurs facteurs de risque: proximité des sources de pollution, bâtiment avec plus d’infiltration d’air, probablement des systèmes de ventilation moins performants.
C’est pas pour créer la panique. C’est pour être conscient que protéger votre air intérieur, c’est pas juste du luxe, c’est une question de santé, surtout pour les plus vulnérables.
Faits vs mythes sur le Port de Montréal et la qualité de l’air
Y’a beaucoup de désinformation qui circule. Séparons le vrai du faux.
Mythes fréquents (et pourquoi ils sont faux)
Mythe #1: « Le port est le principal pollueur de Montréal »
Non. Les données d’inventaire d’émissions montrent clairement que le transport routier et les feux de forêt (quand ils se produisent) contribuent beaucoup plus à la pollution de l’air montréalais que le port.
Le port contribue environ 10 à 15 % des NOx et SOx, et probablement moins de 15 % des PM2.5. C’est significatif, mais c’est loin d’être dominant.
Pointer le port comme bouc émissaire unique, ça évite de regarder les vraies sources principales: nos propres déplacements en auto, le trafic de camionnage, la pollution qui vient de loin pendant les feux de forêt.
Mythe #2: « Les émissions du port n’atteignent pas les maisons, elles restent sur le site »
Faux. Les particules fines PM2.5 peuvent voyager sur plusieurs kilomètres dans l’air. Les vents dispersent les émissions portuaires bien au-delà du périmètre du port.
Les quartiers de l’est ressentent définitivement l’impact des activités portuaires. Mais cet impact se mélange avec toutes les autres sources de pollution urbaine.
Mythe #3: « Seulement les pics de pollution visibles sont dangereux »
C’est probablement le mythe le plus dangereux. Les épisodes dramatiques, comme les feux de forêt avec leur ciel orange, attirent l’attention. Mais l’exposition chronique à des niveaux modérés de pollution, jour après jour, année après année, cause aussi des dommages à long terme.
Des études montrent que l’exposition chronique aux particules fines, même à des niveaux considérés « acceptables », augmente les risques de maladies cardiaques, d’AVC, de cancer du poumon, et réduit l’espérance de vie globale de plusieurs mois.
Ce que la science confirme réellement
L’exposition chronique aux particules fines, même à des niveaux relativement bas, augmente les risques pour la santé de 10 à 30 % selon plusieurs études épidémiologiques à long terme.
Les particules PM2.5 peuvent voyager facilement sur 5 à 10 kilomètres, parfois plus selon les conditions météorologiques. Elles se déposent pas juste à côté de leur source.
Le Port de Montréal a effectivement amélioré ses pratiques dans les 10 dernières années. L’électrification à quai, les carburants plus propres, la modernisation de l’équipement, tout ça a réduit les émissions. Mais « mieux qu’avant » veut pas dire « neutre pour l’environnement ».
La pollution de l’air à Montréal est un problème multifactoriel. Y’a pas de source unique à éliminer pour régler le problème. Ça demande des actions sur plusieurs fronts: transport, industrie, aménagement urbain, pis oui, les activités portuaires aussi.
Réglementation et actions locales à Montréal et au Québec
Le cadre réglementaire existe. La question, c’est: est-ce qu’il est assez strict?
Les normes québécoises et canadiennes sur la qualité de l’air
Le Canada utilise les Normes canadiennes de qualité de l’air ambiant (NCQAA ou CAAQS en anglais). Pour les PM2.5, la norme actuelle est de 8.8 µg/m³ en moyenne annuelle, avec un objectif de descendre à 8.0 µg/m³ d’ici 2025.
Montréal, avec ses 8.9 µg/m³, est juste au-dessus de la norme actuelle. On est dans la zone limite.
Le problème, c’est que ces normes sont basées sur des considérations économiques et de faisabilité autant que sur la santé pure. L’Organisation mondiale de la santé recommande 5 µg/m³, ce qui est beaucoup plus strict.
Le Québec a aussi son propre système de surveillance de la qualité de l’air, opéré par le Ministère de l’Environnement. Des stations de mesure partout dans la province, incluant plusieurs à Montréal, mesurent continuellement les niveaux de pollution.
Ces données sont accessibles au public. Vous pouvez checker les niveaux de pollution en temps réel pour votre quartier sur le site du gouvernement ou via des apps comme IQAir.
Mais mesurer, c’est pas la même chose que régler le problème. Les normes actuelles sont pas assez strictes pour protéger complètement la santé, surtout celle des populations vulnérables.
Les initiatives vertes du Port de Montréal
Pour être juste, le port a fait des efforts significatifs dans les dernières années.
L’électrification des postes à quai permet maintenant aux navires de se brancher sur l’électricité du réseau au lieu de faire tourner leurs moteurs diesel. Ça réduit les émissions de NOx, SOx et particules fines de 20 à 30 % pendant que les navires sont à quai.
Le port a aussi modernisé son équipement de manutention. Les nouveaux chariots élévateurs et grues sont électriques ou utilisent des technologies plus propres.
Les normes sur les carburants marins ont forcé l’utilisation de carburants à plus faible teneur en soufre. Ça réduit directement les émissions de SOx, qui sont particulièrement nocives.
Le port vise aussi à réduire ses émissions globales de gaz à effet de serre. C’est un objectif différent de la qualité de l’air locale, mais les deux sont souvent liés.
Est-ce que c’est suffisant? Non. Mais est-ce que c’est mieux qu’avant? Oui. Le défi, c’est d’aller encore plus loin et plus vite.
Comment protéger concrètement la qualité de l’air dans sa maison
Assez parlé du problème. Parlons solutions. Des vraies affaires que vous pouvez faire.
Solutions immédiates à faible coût
Changez vos habitudes de ventilation. Quand la qualité de l’air extérieur est bonne (vous pouvez checker en temps réel), ouvrez vos fenêtres pour créer une circulation d’air. Quand y’a des alertes de smog ou que les niveaux de PM2.5 sont élevés, gardez vos fenêtres fermées et fiez-vous à votre ventilation mécanique.
Améliorez l’étanchéité de votre maison. Calfeutrez les fenêtres, les portes, les fissures visibles. Moins d’air extérieur non filtré entre, mieux c’est. Mais attention: si vous rendez votre maison plus étanche, assurez-vous que votre ventilation mécanique est adéquate.
Changez vos filtres de fournaise et d’échangeur d’air régulièrement. Un filtre encrassé fait entrer plus de contaminants qu’un filtre propre. C’est simple, pas cher, pis ça fait une vraie différence.
Les plantes d’intérieur? Oui, elles sont belles. Mais non, elles vont pas purifier l’air de votre maison de façon significative. Les études qui montraient cet effet-là utilisaient des conditions de laboratoire qui ont rien à voir avec une vraie maison. Gardez vos plantes pour le plaisir, pas comme stratégie de purification d’air.
Évitez de créer de la pollution intérieure. Limitez l’utilisation de produits ménagers avec des COV (composés organiques volatils). Aérez bien quand vous cuisinez, surtout si vous faites frire des aliments. Ne fumez jamais à l’intérieur.
Solutions efficaces à long terme
Un purificateur d’air avec filtre HEPA, c’est probablement l’investissement le plus efficace que vous pouvez faire. Un bon purificateur coûte entre 200 $ et 400 $, pis il peut capturer 99.97 % des particules PM2.5.
Placez-le dans les pièces où vous passez le plus de temps, chambre à coucher, salon. Faites-le rouler en continu ou au moins pendant les périodes de haute pollution.
Le nettoyage professionnel de vos conduits de ventilation enlève l’accumulation de poussière et de contaminants qui se sont déposés au fil des années. Si vos conduits sont propres, l’air qui circule dans votre maison est plus propre aussi.
À Montréal, surtout dans l’est où l’exposition à la pollution extérieure est plus élevée, environ 15 à 20 % des propriétaires ont investi dans des systèmes de filtration avancée. C’est encore minoritaire, mais ça augmente chaque année.
L’entretien régulier de votre système d’échangeur d’air est crucial. Le noyau d’échange, les filtres, les conduits, tout ça doit être nettoyé et vérifié au moins une fois par année.
Si vous rénovez votre système de ventilation, considérez des filtres de qualité supérieure (MERV 11 ou plus) qui peuvent capturer une plus grande proportion de particules fines.
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Pourquoi l’air intérieur est souvent le grand oublié à Montréal
On s’inquiète des feux de forêt parce qu’on les voit. On parle du port parce que c’est facile de pointer une grosse infrastructure.
Mais on oublie souvent qu’on passe 90 % de notre temps à l’intérieur. L’air que vous respirez chez vous, au bureau, à l’école, c’est ça qui compte vraiment pour votre santé.
Feux de forêt vs pollution constante
Les feux de forêt créent des pics spectaculaires. Pendant quelques jours ou semaines, la pollution monte en flèche. Tout le monde en parle. Les médias en parlent. Le gouvernement émet des alertes.
Puis ça passe. L’air redevient visuellement correct. On pense que le problème est réglé.
Mais la pollution de fond, celle qui vient du trafic, de l’industrie, du chauffage, oui du port aussi, reste là tous les jours. 8.9 µg/m³ en moyenne. Ça semble pas dramatique. Mais c’est ça qui compte pour votre santé à long terme.
L’effet cumulatif de respirer un air modérément pollué pendant des années cause plus de dommages à la population générale que les quelques épisodes aigus de feux de forêt.
C’est pas une compétition. Les deux sont problématiques. Mais on doit arrêter d’ignorer la pollution constante sous prétexte qu’elle est pas spectaculaire.
Pis on doit réaliser que protéger notre air intérieur, c’est quelque chose qu’on peut contrôler directement, peu importe ce qui se passe dehors.
Pourquoi choisir Vortex Air pour améliorer l’air de votre maison
On travaille avec des familles montréalaises qui veulent respirer mieux chez elles. Surtout dans l’est, où les préoccupations sur la qualité de l’air sont bien réelles.
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Vortex Air, c’est Mohamed et Omar. Deux gars qui vivent à Montréal, qui connaissent les défis spécifiques de nos quartiers, qui comprennent pourquoi les résidents de Hochelaga ou Mercier se posent des questions légitimes sur l’air qu’ils respirent.
On est certifiés par l’INVC (Institut national de la ventilation et du conditionnement d’air), pis notre certification NADCA est en cours. On suit les normes de l’industrie parce que c’est comme ça qu’on dort bien la nuit.
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FAQ: Port de Montréal et qualité de l’air des maisons
Le port est-il plus polluant que les autoroutes?
Non. Les autoroutes génèrent beaucoup plus d’émissions que le port. Le trafic routier, autos et camions, est la source principale de pollution de l’air urbain à Montréal. Le port contribue environ 10 à 15 % des émissions de NOx et SOx, alors que le transport routier en génère facilement 40 à 50 %.
Les maisons neuves sont-elles mieux protégées contre la pollution extérieure?
Oui et non. Les maisons neuves sont généralement plus étanches, ce qui limite l’infiltration d’air non filtré. Mais elles ont aussi des systèmes de ventilation mécanique obligatoires qui font entrer de l’air extérieur. Si cet air extérieur est pollué et que le système de filtration est basique, la protection est limitée. La clé, c’est d’avoir des filtres de qualité supérieure dans votre système de ventilation.
Est-ce que les purificateurs d’air HEPA suffisent ou faut-il aussi nettoyer les conduits?
Les deux sont complémentaires. Un purificateur HEPA nettoie l’air dans la pièce où il se trouve. Le nettoyage des conduits enlève les contaminants accumulés qui circulent dans tout votre système de ventilation. Idéalement, vous faites les deux: purificateurs dans les pièces principales, plus un nettoyage de conduits tous les 3 à 5 ans.
Les enfants sont-ils plus à risque face à la pollution de l’air?
Oui, définitivement. Les poumons des enfants sont en développement. Ils respirent plus d’air par kilogramme de poids corporel que les adultes. L’exposition aux particules fines pendant l’enfance peut avoir des impacts à long terme sur le développement pulmonaire et augmenter les risques d’asthme. Protéger l’air intérieur est particulièrement important pour les familles avec jeunes enfants.
Quelle est la différence entre PM2.5 et PM10?
C’est une question de taille. PM10, c’est des particules de 10 micromètres ou moins. PM2.5, c’est 2.5 micromètres ou moins. Les PM2.5 sont beaucoup plus dangereuses parce qu’elles sont assez petites pour pénétrer profondément dans les poumons et entrer dans la circulation sanguine. C’est pour ça qu’on se concentre surtout sur les PM2.5 quand on parle de qualité de l’air et de santé.
À quelle fréquence faut-il nettoyer les conduits de ventilation à Montréal?
Pour une maison résidentielle standard, tous les 3 à 5 ans. Mais si vous habitez dans un secteur plus exposé à la pollution (comme l’est de Montréal), si vous avez fait des rénovations récentes, ou si quelqu’un dans la famille a des problèmes respiratoires, tous les 2 à 3 ans est recommandé. L’inspection visuelle peut se faire plus souvent pour évaluer si un nettoyage est vraiment nécessaire.
Les normes CAAQS protègent-elles vraiment les maisons?
Les normes CAAQS établissent des seuils minimums pour la qualité de l’air extérieur ambiant. Mais elles sont basées sur un équilibre entre faisabilité économique et protection de la santé. L’Organisation mondiale de la santé recommande des seuils beaucoup plus stricts. Les normes actuelles offrent une protection de base, mais pas une protection optimale, surtout pour les personnes vulnérables. C’est pour ça qu’il faut aussi protéger activement son air intérieur.
Respirez mieux chez vous
La pollution de l’air à Montréal, c’est un problème complexe avec plusieurs sources. Le Port de Montréal en fait partie, surtout pour les quartiers de l’est. Mais c’est loin d’être le seul coupable.
Ce qui compte vraiment, c’est l’air que vous respirez chez vous. Pis ça, vous avez un certain contrôle dessus.
Des filtres propres. Des conduits nettoyés. Un purificateur HEPA dans les chambres. Une ventilation bien entretenue. Ces gestes-là font une vraie différence pour votre santé et celle de votre famille.
Chez Vortex Air, on aide les familles montréalaises à respirer mieux depuis plus de 10 ans. On connaît les défis spécifiques de nos quartiers. On comprend pourquoi les résidents de l’est se posent des questions légitimes sur l’air qu’ils respirent.
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